Tordeuse - Symptômes, dégâts et savoir lutter contre -

Tordeuse - Symptômes, dégâts et savoir lutter contre -

Tordeuse ou plutôt tordeuses

Des tordeuses, il en existe plusieurs types qu’on retrouvera sur différentes variétés d’arbres souvent fruitiers mais pas seulement. Ces chenilles parasites portent le nom de « tordeuses » car pour se protéger, elles enroulent les feuilles de leur hôte autour d’elles, c’est là qu’elles forment leur chrysalide ou plutôt cocon dans le cas des papillons de nuit, où le cycle de nymphose (la chenille se transforme en papillon) va se réaliser entre 1 et 2 semaines. Le papillon ne sortira de son cocon qu’une fois les conditions réunies, c’est à dire selon le type de tordeuses , s’il fait chaud et sec ou dans le cas d’autres types chaud et humide.
Une fois sortit, le papillon va pondre de très nombreux oeufs pendant environ 3 semaines.

Les tordeuses de la grappe (ou ver de la grappe) qui s’attaquent vous vous en doutez, à la vigne, la tordeuse orientale (Grapholita molesta) qui s’attaque plus particulièrement aux pêcher, pommier, prunier, poirier, et abricotier. La tordeuse des châtaignes nuit au châtaigner. Il y en a d’autres encore, qui s’attaquent au chêne, au noisetier, aux conifères, au sapin baumier et à l’épinette (tordeuse des bourgeons d’épinette qui fait des ravage au canada et aux états unis) et bien d’autres variétés qui sévissent dans les potagers comme la tordeuse du pois. Ces tordeuses sont les larves de papillons de nuit, plus ou moins grandes selon le type de tordeuse, de moins de 10 mm à 20mm environ. C’est un insecte qui agit et nuit sur 2 générations, en s’attaquant d’abord aux pousses ou aux fleurs, pendant ce teps intervient l’accouplement, puis la ponte, la génération suivante de larve s’attaquera alors aux fruits ou légumes.

Quels sont les dégâts provoqués par la chenille des tordeuses ?

Les dégâts des tordeuse, dans tous les cas, lorsque l’infestation est massive, la récolte peut être en jeu, si pas totalement, dans de grande proportion. La risque d’infestation est plus ou moins long selon les régions, plus elle est chaude plus le risque est long. Le papillon ne vole qu’au delà d’une certaine température, généralement vers 16 à 18°C. La période s’étend dès le mois de mars jusque le mois de septembre.
Comme les tordeuses pénètrent les fruits voire les légumes, non seulement elles mettent en péril les récoltes mais par exemple dans la cas du pois, elles mettent en péril les semences.

Tordeuse des pêcher, pommier, pêcher (…) :

• Une première génération de « chenille » s’attaque aux jeunes pousses terminales qui se dessèchent. En réaction l’arbre produit aux endroits de l’attaque une sorte de gomme qui s’écoule du bourgeon.
• Une deuxième génération va pénétrer les fruits et dévorer leur chair. Souvent proche du pédoncule, un écoulement de gomme apparait par le petit orifice que la larve à créer pour s’introduire dans le fruit.

Tordeuse des vignes :

• Sur la vigne, la première génération de tordeuse va surtout dévorer les fleurs, empêchant ainsi les fruits de se développer. La seconde génération va s’introduire dans le fruit. Sa couleur se modifie dans un premier temps puis le grain de raisin pourrit.

Tordeuse de la châtaigne :

• Dans le cas des châtaignes, l’attaque est produite directement sur les fruits, les châtaignes. On remarque alors un petit trou à la surface du fruit, ainsi que des résidus (excrément de la « chenille ») suspendu à un filament.

Tordeuse des pois :

• Les papillons pondent sur les feuilles des petits œufs d’environ 1 mm, l’éclosion passée, les chenilles s’attaquent aux feuilles et fleurs, puis par cycles successifs pénètrent les gousses et les pois. La tordeuse des pois est très largement implantée dans une grande moité située au sud d’une ligne qui va du Bas-Rhin aux Charentes-Maritimes.

Comment repérer une « attaque » de tordeuse ?

• Observer de près les cultures très tôt en saison d’abord le feuillage et plus tard les fruits.
• Observer le soir le vol des papillons au dessus des cultures.
• Outre les signes indiqués ci dessus, dans un deuxième temps la fumagine peut apparaitre sur les feuilles des arbres infectés.

Quel traitement BIO contre les tordeuses :

• Bacillus thuringiensis, c’est le même traitement utilisé dans les infestations de pyrale, de piéride, de noctuelle. C’est une bactérie qui possède des propriétés insecticides, qu’on retrouve en petite quantité un peu parout : les sols, l’eau, l’air et les feuillages.

Pièges à phéromones sexuelles sont efficaces : Le principe est assez simple, dans un piège on dépose des phéromones, hormones sexuelles du papillon femelle de la tordeuse, le mâle est attiré, puis pris au piège, il meurt sans avoir féconder la femelle. Ce sont des dispositifs efficaces s’ils sont placés en anticipation des attaques, et sur la durée pour capter les différentes générations dans les zones où les infestations sont connues.
Les pièges doivent être en place dès le tout début de printemps, le rythme peut être un peu différent selon le type de tordeuse. Mais c’est globalement au début, au premier tiers du printemps que le cycle de nymplose se termine avec l’apparition des premiers papillons en avril-mai. Quelques jours après ils atteignent leu qualité de reproducteur. Les sujets mâles et femelles s’accouplent dès que les températures atteignent 18°C environ. Quelques jours plus tard (4 à 6 jours) les premières pontes interviennent. Chaque femelle peur pondre jusqu’à 300 à 400 œufs jusqu’à la fin du printemps. Les chenilles apparaissent au premier tiers de l’été environ, au cœur de l’été elle pénètre les fruits. En fin d’été elles quittent leur hôte pour vivre dans la terre ou dans l’écorces des arbres ou elles recommenceront leur cycle.

Image d’illustration prise sur Wikipedia.org sous Creative Commons Licence 2.0 – Photo par Bernard Dupond.


La tordeuse du pois, ravageur du pois

Les tordeuses du pois colonisent les parcelles de pois protéagineux dès le printemps. Elles sont nuisibles à la culture lorsqu’elles effectuent leurs vols à partir de début floraison. La lutte chimique est possible, mais elle doit être très précise, car elle doit viser les chenilles avant qu’elles ne pénètrent dans les gousses.


Comment reconnaître la tavelure ?

A l'origine…

Maladie cryptogamique bien connue mais aussi redoutée, la tavelure est causée par un champignon, le Ventura inaequalis. Et c'est l'humidité qui est, en premier lieu, à l'origine de son développement. Si vous ajoutez une période de forte chaleur, vous avez le duo parfait pour attirer la tavelure. Au-delà, tout arbre affaibli est plus sensible aux maladies et nuisibles et la tavelure n'échappe pas à la liste.

Quels sont les arbres touchés par la tavelure ?

Appelée couramment tavelure du pommier, la maladie touche donc surtout les pommiers. De nos jours, il n'est d'ailleurs pas rare que la tavelure infeste toutes les variétés de pommiers, lesquelles semblent plus fragilisées qu'auparavant. Mais elle peut aussi infester d'autres arbres fruitiers tels que les poiriers et les pruniers. La nature du champignon change puisque celui s'attaquant au poirier est le Ventura pirina.

Quand la tavelure se propage-t-elle sur les fruitiers ?

La tavelure se manifeste plutôt à la fin du printemps, période de pleine croissance des fruits. Mais la maladie peut aussi toucher vos arbres en pleine automne si le taux d'hygrométrie est encore important.

Quels sont les symptômes-clés de la tavelure ?

Cette maladie cryptogamique entraîne des lésions de couleur brune à noire sur le feuillage, les fruits mais aussi parfois sur les rameaux et bourgeons. Ces taches sont assez reconnaissables d'un simple regard par leur couleur et le volume qu'elle peuvent occuper.

Les dégâts à craindre

  • Les feuilles finissent par se refermer sur elles-mêmes et tomber
  • Les fruits se remplissent de crevasses et pourrissent
  • Les fleurs tombent aussi
  • La photosynthèse est stoppée nette
  • Le développement même de vos arbres est mis à mal.

Quels sont les végétaux touchés par les viroses végétales ?

Difficiles parfois à détecter tant ils causent des dégâts variables d'un végétal à l'autre, les phytovirus tels que les viroses végétales touchent de nombreux végétaux :

  1. Parmi les plantes fleuries : les glaïeuls, les hortensias, les dahlias, les impatiens ou encore les tulipes
  2. Parmi les cultures du potager : les laitues, les pommes de terre, les concombres ou encore les tomates avec le "tomato brown rugose fruit virus"
  3. Par les arbres : les poiriers, les peupliers ou encore les cerisiers… Le phytovirus attaque aussi les vignes.

Virus de la tomate : qu'est-ce que c'est, que faire en cas de suspicion ?

L'Anses met en garde contre un nouveau virus qui menace les plants de tomates, piments et poivrons et dont le premier cas a été confirmé dans le Finistère. Voici ce qu'il faut savoir sur le Tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV).


IV. Symptômes des nématodes à galle

Symptômes sur le système racinaire:

Les nématodes à galle sont très polyphages. Ils s'attaquent à plusieurs plantes hôtes (tomate, pastèque, melon, courge, courgette).

Le principal symptôme visible est la présence de galle sur le système racinaire.

Dans le cas d'une racine attaquée par les nématodes à galle, on observe la présence d'un renflement isodiamétral.

Lorsque on applique une incision au niveau du renflement, à l'aie d'un objet tranchant (lame fine), une personne à l'œil avisé peut potentiellement apercevoir, au sein d'un tissu à priori normal, de petites perles de couleur blanche, à la taille d'une demi-tête d'épingle (femelles adultes du parasite).

Symptômes sur les parties aériennes:

Le parasitisme des Meloidogyne ne provoque pas l'apparition de symptômes spécifiques sur la partie supérieure de la plante hôte ce qui rend la tâche de les détecter très entreprenante.

Il s'agit plutôt d'une déficience générale de la plante suite à une réduction des capacités d'absorption et d'assimilation du système racinaire de la plante.

Cette réduction a pour première conséquence une diminution de l'alimentation minérale de la plante. La partie aérienne présente alors un aspect chétif: la croissance est retardée, les feuilles sont réduites et peuvent accuser des symptômes de déficience minérale. La floraison et la fructification peuvent être fortement diminuées.

Crédit photo © Scot Nelson - flickr.com - Meloidogyne incognita (Symptômes sur le système racinaire de la plante de tomate)


Comment lutter contre le charançon de l’agave ?

Pas de panique ! Le charançon de l’agave, semblable au charançon du palmier n’est actif que dans une toute petite partie de l’Europe. C’est surtout sa larve, le ver des agaves, qu’il faut surveiller dans les zones à risque. On vous dit tout !

Scyphophorus acupunctatus, individu adulte sur Agave americana. Il se cache vite dans les entrailles de la plante.

Le charançon de l’agave, Scyphophorus acupunctatus, est un insecte appartenant au vaste groupe des coléoptères. Sa forme est très similaire à celle du charançon du palmier mais il est plus petit et entièrement noir. Malgré son nom, il ne s’attaque pas qu’aux agaves…

Le charançon de l’agave, un cycle simple

Cette bestiole pond sur les agaves, aidée par les plaies de taille effectuées à la belle saison (feuilles coupées entre mai et septembre). La larve se développe dans la plante, surtout dans les plus tendres tissus du cœur (comme le papillon du palmier). A la fin de son cycle, qui dure au moins un an, la larve donne un adulte qui a toutes les chances de pondre sur la plante qui lui a donné naissance, jusqu’à épuisement de cette dernière.

Agave americana attaqué par le charançon de l’agave. La plante s’est effondrée mais le sujet au second plan est encore sauvable.

Les discrets symptômes du charançon de l’agave

Au début, les dégâts du ver de l’agave sont peu visibles : tout au plus remarque-t-on quelques écoulements à la base du cône de feuilles en formation. A ce stade-là, alerte rouge : un agave en bonne santé ne devrait pas montrer de tels signes. Lorsque l’infestation se poursuit, les tissus succombent et la plante s’effondre alors brutalement. Elle survit par les rejets que forment la plupart des espèces (mais certaines ne rejettent pas).

Les premières attaques semblent se cantonner à une ou plusieurs grosses feuilles de la base de la plante. Repérée à un stade précoce, l’attaque peut donc être endiguée en coupant les tissus atteints, jusqu’aux tissus sains. Les tissus attaqués et infestés doivent être détruits, par broyage, ébouillantage ou enfouissement profond.

Dégâts de charançon de l’agave, vus en coupe.Les larves sont visibles dans les zones brun clair, en haut. Les tissus de couleur sombre sont mort et pourrissent, comme une gangrène.

Quelles sont les plantes attaquées ?

Outre les agaves, les yuccas (en particulier Yucca aloifolia et Yucca elephantipes), les dragonniers (Dracaena draco), les sotols (Dasylirion) et les Furcraea (ou choca) peuvent abriter ce ravageur. Dans les faits, c’est surtout Agave americana et les espèces qui y sont rattachées (Agave cordillerensis, Agave tecta, Agave ingens, etc.) qui sont les plus exposées.

Où se trouve le charançon de l’agave ?

Actuellement (en 2019), la zone dans laquelle les agaves sont touchés par ce ver concerne surtout la France, et exclusivement le pourtour méditerranéen. On est susceptible de le croiser de Perpignan jusqu’à Nice, avec des foyers plus marqués à Perpignan, Béziers, Montpellier et Fréjus. Les autorités néerlandaises reconnaissent que ce ravageur est régulièrement importé (à 13 reprises au cours des 30 dernières années).

En dehors de cette zone, d’autre pays européens sont concernés, comme la Grèce, d’où sont issues nos images.

Comment guérir un agave du charançon ?

Coupez les parties atteintes jusqu’à ne plus rencontrer de tissus atteints (noir). Pulvérisez de la bouillie bordelaise contre les risques de surinfection bactérienne et saupoudrez de poudre de charbon de bois afin d’aider à la cicatrisation.

Une bonne source d’information pour guérir un agave d’une attaque de Scyphophorus acupunctatus se trouve dans les fiches du Fredon Occitanie.

5 mesures pour éviter le charançon de l’agave

  1. Observez une quarantaine si vous les collectionnez et que vous les faites venir de sources variées. Un an d’observation est un délai raisonnable.
  2. Informez vis voisins. Le charançon ne vole pas plus d’un kilomètre par an. Il circule par les plantes infestées plutôt qu’à tire d’aile.
  3. Évitez de nettoyer vos agaves durant la belle saison. Couvrez les plaies de coupe d’argile verte mêlée à un insecticide (mélange de type Spruzit du commerce).
  4. Inspectez régulièrement vos agaves, même en dehors de la zone d’infestation. Ne laissez pas le doute s’installer : un agave se remplace facilement !
  5. Achetez vos plantes chez un fournisseur fiable et qui est garant de la qualité des végétaux qu’il vous fournit (c’est notre cas). Refusez toute plante qui ne serait pas accompagnée d’un passeport phytosanitaire, obligatoire pour tout végétal circulant en Europe à partir du 14 décembre 2019.

L’info fun : appelé ver du maguey, picudo del agave, le charançon de l’agave est la bestiole qui parfume le mezcal. i Salud i pesetas ! (“Santé !”)


Video: Lutter contre le carpocapse à laide du biocontrôle